Mon objectif est de documenter l’évolution d’Antibes à travers ses constructions.

Antibes a été transformé depuis que je me suis installé ici au début des années 1980. Il y a eu le déménagement des familles vers la périphéries et la construction de villas à la place d’anciens terres agricoles, et l’augmentation spectaculaire de la circulation automobile et des embouteillages. Les magasins de proximité ont presque disparus du centre-ville ; ils on été remplacés par des restaurants, des échoppes pour touristes et des magasins de vêtements. Le quartier du port a été investi par des fournisseurs des mega-yachts. Le centre est réservé aux piétons et les terraces de restaurants et de bars a envahi les rues et des places publiques. Le vieil Antibes a été vidé de sa population et il est devenu une cité AirBnB : les rues sont vides 8 mois de l’année. Et l’avenir se profile sous forme du projet Marenda, lancé par la Mairie et BNP Immobilier : 200 logements (et 400 voitures) de plus.

En dehors du centre-ville, la bétonnisation continue avec la construction d’immeubles d’appartements à la place de villas individuelles. Les prix s’envolent et les logements sont de moins en moins accessibles pour les habitants moyens de la ville.

L’aspect visuel de la ville évolue également : les immeubles s’alignent verticalement les uns aux autres. Les vides et les « dents creuses » se remplissent. La variété des perspectives de la ville est aseptisé.